Comment MyPensionPlan.lu calcule votre pension

Dernière révision : 2026-04-21.

MyPensionPlan.lu applique la formule officielle de la CNAP luxembourgeoise — la même que la Caisse nationale d'assurance pension utilise pour calculer les pensions d'ancienneté légales. La formule est inscrite dans le Code de la Sécurité Sociale, principalement aux articles 214 et 220, et ses paramètres numériques sont publiés chaque année par règlement grand-ducal.

Cette page explique ce que fait le calculateur, ce qu'il ne fait pas, et comment vérifier tout chiffre qu'il vous donne.

La formule de pension en un paragraphe

Une pension d'ancienneté luxembourgeoise a deux composantes. La composante forfaitaire (majorations forfaitaires, ou MF) récompense la durée de votre carrière — elle croît avec le nombre d'années d'assurance, indépendamment de ce que vous avez gagné. La composante proportionnelle (majorations proportionnelles, ou MP) récompense ce que vous avez gagné — elle croît avec le total de vos salaires de carrière, indexés pour tenir compte de l'inflation et ajustés pour la croissance générale des salaires. Votre pension totale est la somme des deux composantes, plus un complément de pension minimum si le total tombe sous un plancher légal.

C'est toute la structure. Le reste n'est que détail sur la manière de calculer chaque composante.

Partie 1 — Majorations forfaitaires (MF)

Les majorations forfaitaires sont calculées à partir de deux éléments : votre nombre d'années d'assurance et un taux annuel fixé par règlement selon le calendrier d'application échelonnée de la réforme de 2012.

Pour une pension débutant en 2026, le taux MF est de 25,075 % du montant de référence pour une carrière pleine (40 ans). Ce taux progresse chaque année d'environ 0,113 point de pourcentage, pour atteindre 28,000 % pour les pensions débutant à partir de 2052. Cette hausse progressive reflète le rééquilibrage de long terme inscrit dans la réforme de 2013 — au fil du temps, les MF prennent du poids par rapport aux MP.

Une carrière partielle reçoit une part au prorata. Vingt ans d'assurance donnent droit à la moitié des MF ; trente ans, aux trois quarts.

Le « montant de référence » (montant de référence) est de 2 085 € à l'indice 100, année de base 1984. Il est multiplié par l'indice du coût de la vie en vigueur et le facteur de revalorisation annuel pour produire le montant MF qui apparaît effectivement dans votre pension.

Les années d'assurance combinent l'assurance obligatoire (emploi, indépendance) et les périodes complémentaires acceptées en entrée par le calculateur : années d'études (jusqu'à 9 ans, au titre de l'art. 174 tel que modifié pour 2026), années bébé (24 ou 48 mois par enfant au titre de l'art. 171 §7 ou de l'art. 172 §4, régime déduit de l'année de naissance de l'enfant et de votre année de début de carrière) et trous de carrière déclarés. Crédits résiduels hors du périmètre d'entrée — service militaire, congé de maternité à titre de crédit distinct, compléments d'<em>assurance continuée</em> et rachats de périodes — augmentent typiquement les MF et peuvent aider à franchir le seuil MP lorsqu'ils sont revendiqués.

Basé sur le Code de la Sécurité Sociale, art. 214, et la loi de réforme du 21 décembre 2012.

Partie 2 — Majorations proportionnelles (MP)

C'est là que le calcul devient plus intéressant — et où se concentre l'essentiel de la complexité.

Étape 1 : convertir chaque salaire annuel en base comparable

On ne peut pas simplement additionner les salaires d'une carrière. Un salaire perçu en 1995 vaut plus, en termes réels, que le même chiffre perçu en 2024. La formule ajuste cela de deux manières :

Ajustement par indice. Le Luxembourg dispose d'un système d'échelle mobile des salaires, qui relie les salaires à l'indice du coût de la vie (indice des prix à la consommation nationale, ou IPCN). La formule de pension divise chaque salaire historique par l'indice IPCN moyen de l'année où il a été perçu, multiplié par 100. Cela produit une valeur « à l'indice 100 » — exprimée par rapport à la base 1948 de la série d'indexation.

Facteur de revalorisation. Un facteur de revalorisation annuel distinct ajuste ensuite ces valeurs à l'indice 100 pour refléter la croissance générale des salaires réels au Luxembourg. Pour les pensions débutant en 2026, le facteur utilisé est 1,570, fixé par règlement grand-ducal sur la base des données économiques de 2022 (la règle « N-4 » introduite par la réforme de 2013).

Effet combiné : chaque salaire annuel est exprimé dans une unité homogène et comparable, quelle que soit l'année où il a été perçu.

Étape 2 : sommer la carrière

Une fois chaque salaire annuel converti, ils sont additionnés pour produire un total de revenus de carrière à l'indice 100. C'est la donnée brute en entrée du calcul des MP.

Étape 3 : appliquer le taux MP

Pour une pension débutant en 2026, le taux MP de base est de 1,763 %. Appliqué à votre total de revenus de carrière, il produit la composante MP de base de votre pension.

Étape 4 : ajouter le bonus d'échelonnement (si éligible)

Voici une caractéristique du système luxembourgeois que ses pairs n'ont pas tous : une récompense explicite pour partir plus tard avec davantage d'assurance.

La réforme de 2013 a introduit un seuil basé sur la somme de votre âge à la retraite et de vos années d'assurance. Pour les pensions débutant en 2026, le seuil est de 95. Ce seuil monte avec le temps — il atteint 100 pour les pensions débutant en 2052. Si votre âge plus vos années d'assurance dépasse le seuil, chaque unité supplémentaire ajoute un petit bonus en points de pourcentage au taux MP. Pour 2026, ce bonus est de +0,016 point de pourcentage par unité au-delà du seuil.

Exemple chiffré. Si vous partez à 63 ans avec 36 années d'assurance, votre somme est 99. Soit 4 unités au-dessus du seuil de 95. Votre taux MP effectif devient 1,763 % + (4 × 0,016 %) = 1,827 %. Appliqué à un total de carrière de, disons, 5 000 000 € indexés, cela fait 3 200 € de pension supplémentaire par an.

C'est pourquoi la ligne « Excédent au seuil » dans la décomposition du calculateur compte. C'est le levier le plus puissant dont disposent la plupart des utilisateurs : travailler un peu plus longtemps peut relever votre pension de manière sensible. Le taux MP effectif est plafonné à 2,05 %.

Basé sur le Code de la Sécurité Sociale, art. 214 et 220, et les règlements grand-ducaux annuels fixant les valeurs d'indice et de revalorisation.

Partie 3 — Pension minimum

Le Luxembourg garantit une pension minimum pour les longues carrières. Si vous justifiez d'au moins 40 années d'assurance, vous avez droit à un plancher légal de 2 376,62 € bruts par mois au 1er janvier 2026. Si vos MF + MP calculées tombent sous ce plancher, la différence est ajoutée à titre de complément. Les carrières partielles bénéficient d'un minimum au prorata (un quarantième par année d'assurance).

Le calculateur affiche ce complément en ligne distincte dans la décomposition lorsqu'il s'applique (complément > 0 €). Pour la plupart des utilisateurs ayant une carrière luxembourgeoise substantielle, la composante MP domine et aucun complément n'est nécessaire.

Le Luxembourg plafonne aussi la pension maximale à 5/6 de cinq fois le montant de référence à l'indice 100, ajusté à l'indice en vigueur et au facteur de revalorisation — soit environ 11 000 à 12 000 € bruts par mois en valeurs 2026.

Basé sur le Code de la Sécurité Sociale, art. 218.

Ce que la décomposition du calculateur affiche

Quand le calculateur renvoie un chiffre, il montre comment ce chiffre a été construit. La décomposition présente chaque composante sur sa propre ligne — pas un seul chiffre combiné.

Le facteur de revalorisation, l'indice du coût de la vie et le montant de référence sont appliqués à l'intérieur du moteur et détaillés sur cette page dans leurs sections propres — ils sont identiques pour tous les assurés partant la même année, et appartiennent donc à la méthodologie plutôt qu'à la décomposition individuelle.

Partie 3b — Comment fonctionnent les modificateurs de carrière

La plupart des carrières ne sont pas 40 années continues d'emploi salarié. Trois modificateurs courants — années bébé, périodes d'études, interruptions de carrière — sont pris en compte dans les sections optionnelles de détail de carrière du calculateur et traités comme suit.

Années bébé

Le droit luxembourgeois reconnaît le crédit d'années bébé par deux voies distinctes. En vertu de l'article 171 §7 du CSS, les parents qui se sont consacrés à l'éducation d'un enfant âgé de moins de 4 ans au Luxembourg peuvent revendiquer 24 mois par enfant d'assurance obligatoire effective (48 mois si l'enfant a un handicap ou si ≥ 2 autres enfants mineurs vivaient au foyer à la naissance), à condition que le parent justifie d'au moins 12 mois d'assurance au titre de l'article 171 pendant la période de référence de 36 mois précédant la naissance ou l'adoption. Le crédit n'exige aucune cotisation. En vertu de l'article 172 §4 du CSS, un parent qui a élevé un enfant âgé de moins de 6 ans au Luxembourg bénéficie d'un crédit de périodes complémentaires, avec un plancher agrégé de 8 années pour deux enfants ou 10 années pour trois.

Les deux voies ont des effets différents sur la pension. Les mois au titre du §7 comptent pour le dénominateur des majorations forfaitaires (MF), le seuil des majorations proportionnelles (MP — âge + années article 171) et l'éligibilité au stage. Mais selon l'article 214 du CSS — qui définit la base MP comme la somme des revenus soumis à retenue pour pension — les mois §7 contribuent zéro à la base MP : aucune cotisation n'a été retenue sur ces mois, donc aucun revenu n'entre dans la somme. Les mois au titre du §4 comptent uniquement pour les MF et le stage, pas pour les MP ni pour le seuil. Le tableau par enfant du mode détaillé capture cette répartition : chaque entrée est classée en mois §7 (ajoutés à l'assurance obligatoire), le §4 agrégé se saisit via le chemin complémentaire de l'historique salarial.

Périodes d'études

Jusqu'à 9 années d'enseignement supérieur ou de formation professionnelle non rémunérée peuvent être comptabilisées comme périodes d'assurance complémentaires, pour autant qu'elles se situent après l'âge de 18 ans accomplis. Il s'agit de l'article 172 §2 du CSS tel que modifié par la réforme 2026 : la loi 8634, publiée au Mémorial A-2025-606, a supprimé la limite d'âge de 27 ans pré-réforme tout en préservant le plancher de 18 ans et le maximum total de 9 années. Les périodes d'études comptent pour le dénominateur MF et le stage, mais pas pour la base MP (aucun revenu associé) ni pour le seuil MP. Les apprentissages rémunérés sont exclus du §2 — ils apparaissent dans l'historique salarial régulier au titre de l'article 171 §5.

Interruptions de carrière

Les mois durant lesquels l'utilisateur n'était pas assuré au Luxembourg sous aucun régime — ni l'article 171 (assurance obligatoire), ni l'article 173 (assurance continuée), ni l'article 174 (achat rétroactif) — sont des interruptions de carrière pour les besoins de cet outil. Les mois d'interruption ne contribuent ni au MF, ni au MP, ni au stage.

Lorsqu'un utilisateur déclare une période d'interruption, le moteur réduit le nombre d'années d'assurance du nombre de mois d'interruption et réduit proportionnellement la somme des revenus de carrière dans la même fraction (mois d'interruption ÷ mois de carrière de base). La réduction proportionnelle s'applique de manière identique, que l'utilisateur ait fourni un total pré-calculé (mode A) ou qu'il s'appuie sur la projection salariale du calculateur (mode B).

Basé sur les articles 171, 172, 173, 174 et 214 du Code de la Sécurité Sociale ; le règlement grand-ducal du 5 mai 1999 ; et la loi du 19 décembre 2025 (Mémorial A-2025-606, « loi 8634 ») pour le texte post-réforme de l'article 172 §2.

Partie 7 — Carrières transfrontalières au titre du règlement UE 883/2004

Lorsqu'une partie de votre carrière s'est déroulée hors du Luxembourg, la CNAP ne vous verse pas une pension sur vos seuls mois luxembourgeois comme s'ils étaient isolés. Elle applique le règlement (CE) n° 883/2004 (et son règlement d'application 987/2009), qui coordonne les pensions entre États membres afin que les périodes d'assurance puissent être totalisées. Le calculateur applique les mêmes règles de coordination que la CNAP — volet luxembourgeois uniquement ; chaque autre pays verse sa propre part selon ses propres règles.

Deux conditions d'éligibilité doivent être remplies pour que le Luxembourg verse quoi que ce soit. L'article 57(1) du règlement 883/2004 exige au moins 12 mois d'assurance au Luxembourg pris isolément — en dessous, le Luxembourg ne verse pas, et vos mois luxembourgeois sont intégrés au calcul d'un autre État membre en vertu de l'article 57(2). Par ailleurs, votre assurance totalisée dans l'ensemble des États membres doit atteindre le stage de 120 mois prévu par l'article 184 du CSS, au moyen de la règle de totalisation posée par l'article 6 du règlement 883/2004. Si l'une des conditions n'est pas remplie, aucune pension luxembourgeoise n'est payable.

Le double calcul (article 52) et le max(A, C)

Lorsque les deux conditions sont remplies, l'article 52(1) du règlement 883/2004 impose à la CNAP de calculer la pension de deux manières et de verser la plus élevée. Le montant autonome (A), au titre de l'article 52(1)(a), est la pension luxembourgeoise calculée sur vos seules périodes et rémunérations luxembourgeoises, comme si aucun autre pays n'intervenait. Le montant au prorata (C), au titre de l'article 52(1)(b), se construit en deux étapes : d'abord le montant théorique que la loi luxembourgeoise verserait si l'intégralité de votre carrière transfrontalière avait été assurée au Luxembourg ; ensuite cette valeur est multipliée par le rapport entre vos mois d'assurance luxembourgeois et vos mois d'assurance totalisés dans l'ensemble des États membres.

En vertu de l'article 52(3), la CNAP verse le plus élevé des montants calculés conformément aux sous-paragraphes 1(a) et (b). C'est le max(A, C) affiché dans le panneau de résultat. Le Luxembourg ne figurant pas à l'annexe VIII, partie 1, du règlement pour la pension de vieillesse du régime général, la dérogation de l'article 52(4) ne s'applique pas — le double calcul est obligatoire pour tout dossier transfrontalier luxembourgeois, pas optionnel.

Imputation des rémunérations des périodes étrangères (article 56(1)(c))

Pour calculer le montant théorique qui alimente C, la loi luxembourgeoise a besoin d'une valeur pour ce que vous avez gagné pendant les années où vous étiez assuré à l'étranger — années pour lesquelles le Luxembourg n'a pas de relevé de cotisations. L'article 56(1)(c) du règlement 883/2004 pose la règle : lorsqu'un État membre calcule sur la base des revenus, l'institution compétente utilise, pour déterminer le montant à calculer selon les périodes d'assurance et/ou de résidence accomplies sous la législation des autres États membres, les mêmes éléments déterminés ou retenus pour les périodes d'assurance accomplies sous la législation qu'elle applique.

L'expression la plus simple de « les mêmes éléments » consiste à mettre à l'échelle uniformément vos rémunérations luxembourgeoises pour couvrir les mois étrangers. En pratique, le moteur calcule la somme théorique des rémunérations comme lu_sum_ni100 × (lu_months + foreign_months) / lu_months — c'est-à-dire que les mois étrangers sont imputés au même revenu moyen indexé que vos mois luxembourgeois. Toute autre approche — imputer le salaire social minimum luxembourgeois, ou demander à l'utilisateur des décennies de salaires étrangers — biaiserait le résultat ou exigerait des données que l'utilisateur ne peut fournir de manière fiable.

Leaver workflow (three-regime routing)

If you plan to leave Luxembourg before retirement, the calculator's leaver toggle captures your Luxembourg career end date, a claim age (57, 60, or 65, subject to CSS Art 184's 480-month gate for the earlier ages), and your relocation country. The relocation country routes the output to one of three regimes.

EU/EEA/Switzerland/UK — the 883/2004 pro-rata calculation above applies. Luxembourg pays the higher of the autonomous and pro-rata amounts (Art. 52(3)).

Bilateral agreement country — the calculator shows the Luxembourg standalone pension plus a link to the specific treaty text. Full per-treaty totalisation is a later iteration of this tool.

No agreement country, or a destination not listed in the dropdown — the calculator shows the Luxembourg standalone pension plus a caveat that payment abroad may be restricted; users are directed to CNAP to confirm payability.

In all three cases, the engine applies claim-year parameters (Art 214 rates, annual parameters, revaluation factor) — not current-year parameters. Earnings are frozen at the career-end date and revalued forward.

Basé sur le règlement (CE) n° 883/2004 du Conseil, articles 6, 52(1), 52(3), 52(4), 56(1)(c) et 57(1) ; et l'article 184 du Code de la Sécurité Sociale (seuil du stage totalisé). Annexe VIII, partie 1, du règlement 883/2004 vérifiée quant à l'inclusion du Luxembourg pour la vieillesse, régime général — aucune mention.

Une note sur le taux de remplacement

Le calculateur affiche un taux de remplacement à côté de votre pension projetée : votre pension mensuelle brute en pourcentage de votre salaire brut actuel, au pouvoir d'achat d'aujourd'hui. Un taux de 90 % signifie que votre pension équivaut à 90 % de ce que vous gagnez actuellement.

Considérez-le comme un repère d'intuition, pas comme une prédiction. Votre niveau de vie réel à la retraite dépendra aussi de l'inflation, de la fiscalité, d'éventuels autres revenus et de l'évolution de vos besoins au fil des années. Le taux est utile pour vérifier rapidement que votre trajectoire actuelle est dans l'ordre de grandeur souhaité — pas pour un réglage fin.

Partie 4 — Ce que la réforme des pensions de 2026 a changé

Le Luxembourg a mis en œuvre une réforme des pensions significative en 2026. Principaux changements :

Le cœur de la formule — structure MF + MP, mécanique du seuil, ajustement par indice — est inchangé. La réforme porte principalement sur les taux de cotisation, les fenêtres d'éligibilité et l'optionalité autour de la décision de retraite. Le moteur de calcul de MyPensionPlan.lu reflète les taux 2026 et continue de correspondre aux exemples chiffrés publiés par la CNAP.

Basé sur la publication CNAP « Informations autour de l'adaptation du régime de pension en 2026 » et les règlements grand-ducaux associés.

Partie 5 — Ce qu'il se passe pour des années de retraite à venir

La CNAP publie les paramètres officiels — taux MF, taux MP, seuil, montant de référence, facteur de revalorisation — avec un à deux ans d'avance. Pour les retraites plus lointaines, ces paramètres n'existent pas encore.

MyPensionPlan.lu gère ce cas en maintenant les derniers paramètres publiés constants pour toutes les années futures. Lorsque cela se produit, le calculateur étiquette le résultat comme une prévision et affiche une mention ambrée au-dessus du résultat :

« Votre année de retraite (2043) dépasse les paramètres publiés par la CNAP. Le calcul utilise des valeurs prévisionnelles et s'affinera à mesure que la CNAP publiera des mises à jour. »

C'est l'approche honnête. Nous n'extrapolons pas de tendances. Nous ne modélisons pas de réformes hypothétiques. Nous maintenons les valeurs officielles les plus récentes constantes et nous vous le disons. À mesure que la CNAP publie les paramètres de chaque nouvelle année, la prévision s'affine automatiquement.

Deux conséquences importantes :

  1. Les prévisions ne sont pas des prédictions. Ce sont des réponses à la question « que vaudrait votre pension si les règles d'aujourd'hui continuaient ? ». Elles évolueront — parfois à la hausse, parfois à la baisse — au fil des mises à jour de paramètres.
  2. Plus c'est lointain, plus il y a d'incertitude. Une prévision pour 2028 est plus fiable qu'une prévision pour 2043, parce que moins de paramètres sont maintenus constants pendant moins d'années.

Notez que le calendrier des taux MF et MP jusqu'en 2052 est fixé par la loi (application échelonnée de la réforme de 2012) et est donc connu, pas prévu. Ce qui est maintenu constant dans les prévisions, ce sont les paramètres fixés chaque année par règlement grand-ducal : l'indice du coût de la vie et le facteur de revalorisation.

Basé sur les paramètres CNAP publiés (2025–2026), le calendrier d'application échelonnée de l'art. 214 (fixé jusqu'en 2052) et la règle propre à MyPensionPlan.lu de maintenir constants les paramètres annuels.

Partie 6 — Ce que le calculateur suppose

Le calculateur explicite les capacités et hypothèses suivantes dans la section des réserves sous chaque résultat :

Vérifier un chiffre MyPensionPlan.lu

Si vous souhaitez recouper le calculateur contre les exemples propres à la CNAP, la brochure CNAP de janvier 2025 contient des exemples chiffrés pour des profils de carrière précis. Le moteur de MyPensionPlan.lu reproduit ces exemples au centime.

Si vous obtenez une estimation officielle de la CNAP (disponible à partir de 55 ans) et qu'elle diverge sensiblement de MyPensionPlan.lu, les explications les plus probables, par ordre décroissant, sont :

  1. Vous êtes dans le régime transitoire de 2013 et la CNAP applique des protections d'application échelonnée que le calculateur ne modélise pas.
  2. Un crédit résiduel hors du périmètre d'entrée — service militaire, <em>assurance continuée</em> ou <em>rachat</em> — est reflété dans le chiffre de la CNAP.
  3. Une différence de saisie — un salaire, une année de début, une date légèrement différente.

Un écart supérieur à 5 % entre une prévision MyPensionPlan.lu et une estimation CNAP pour les mêmes données d'entrée est inhabituel. Si vous en constatez un, nous aimerions en être informés.

Sources et lectures complémentaires

C'est un outil de calcul, pas un conseil financier

MyPensionPlan.lu fournit une estimation arithmétique de votre future pension CNAP dans le cadre juridique actuel. Ce n'est pas un conseil sur l'opportunité de partir à la retraite, de cotiser davantage, de souscrire une pension complémentaire ou de structurer vos finances. Pour les questions de stratégie personnelle, adressez-vous à un conseiller qualifié ou contactez directement la CNAP.